Tournai

Musée d’archéologie de Tournai

Ville de Tournai, le musée d’archéologie
Rue des Carmes 8 – 7500 Tournai 

Point GPS : 50.608064, 3.383057 

Téléphone : +32 69 22.16.72
E-mail : tournai.musarch@gmail.com

Site web: https://www.tournai.be/decouvrir-tournai/musees/musee-d-archeologie.html

Tournai, 2000 ans d’histoire, l’une des plus anciennes villes de Belgique. Ses origines remontent au Ier siècle avant notre ère. Cité royale sous Childéric, elle sera sous Clovis la première ‘capitale de la future France’. La nomination de l’évêque Eleuthère pour représenter Clovis à Tournai sera le point de départ d’un gouvernement d’évêques détenant les pouvoirs civil et religieux durant plusieurs siècles, au cours desquels Tournai subira le fléau des invasions normandes et de la peste.

L’Age d’or

Des environs du XIIème jusqu’au XVIème siècle, la population s’accroît, le commerce prospère, de nouveaux remparts s’élèvent, la construction de la cathédrale débute, suivie par celle du beffroi, symbole des libertés communales, et du Pont-des-Trous. La ville, par les privilèges obtenus, s’affranchit du pouvoir religieux et désormais, relève du Royaume de France ; les arts se développent.

Déclin et périodes de troubles

Dès le XVIème s. Tournai, clé et entrée du royaume de France, attise la convoitise des grandes puissances : elle deviendra anglaise, française à plusieurs reprises, espagnole, autrichienne, hollandaise. La « nouvelle Genève du Nord » connaîtra la répression sous l’Inquisition.

Tournai, la belge

A partir de 1830, Tournai s’ouvre au progrès. Profondément meurtrie par la deuxième guerre mondiale, elle se relève, et reconstruit dans le respect du passé. Depuis la fusion des communes en 1977, elle englobe les 29 villages environnants et devient la plus vaste entité territoriale de Wallonie.

Tournai, ville de Childéric, roi des Francs

A la tête de ses hommes, le chef franc Clodion le Chevelu, installé vers 432 à Tournai, combat les Romains du général Aetius le long de la Somme. Son petit-fils ( ?) Childéric conclut avec Rome un traité d’alliance : moyennant l’octroi d’avantages, il se met au service de l’Empire et le défend contre d’autres barbares. L’assertion selon laquelle, Tournai était sedes regia ou capitale des Francs ‘saliens’ sous le règne de Childéric, ne peut être vérifiée. Certes, le roi y résidait au moment de son décès, raison pour laquelle il y fut inhumé en 481 (482). Ceci ne prouve guère que Childéric, chef des Francs saliens, premier roi de la dynastie des Mérovingiens et administrateur de la province de Belgique seconde, y avait établi le siège permanent de son autorité.

Childéric fut inhumé dans un terrain proche de la voie romaine (actuel Quartier Saint-Brice) avec les insignes correspondant à sa fonction de général romain : fibule cruciforme en or, paludamentum ou manteau des généraux romains. Toutefois, en tant que roi des Francs, il emporta dans la tombe son bracelet d’or massif, symbole de son statut élevé, ses parures, ses armes et sa fortune en monnaies d’or et d’argent.

Sa tombe fut découverte fortuitement le 27 mai 1653 par un ouvrier travaillant à la démolition d’une maison proche de l’église Saint-Brice. On mit au jour de nombreux objets précieux : des armes, un bracelet d’or massif, des bijoux d’or et d’émail cloisonné ornés de grenats, des pièces d’or et d’argent, 300 (?) petites abeilles d’or, ainsi qu’un anneau portant l’inscription CHILDERICI REGIS (« au roi Childéric »). L’archiduc Léopold-Guillaume, gouverneur des Pays-Bas espagnols, fit publier un rapport en latin décrivant fidèlement le contenu de la sépulture. Le trésor fut d’abord confié aux Habsbourg de Vienne, puis offert en cadeau en 1665 à Louis XIV qui le fit déposer à la Bibliothèque royale. Lors de son sacre, Napoléon reprit sur son manteau le symbole héraldique des abeilles en lieu et place de la fleur de lys des Capétiens. Le trésor de Childéric, avec 80 kilos d’autres objets en or, fut dérobé en 1831, et le précieux métal refondu. On ne retrouva que quelques pièces (parmi lesquelles deux abeilles) dans la Seine, où on les avait jetées.

A l’emplacement de la tombe, des fouilles récentes (de 1980 à 1985) révélèrent la présence d’un mort-terrain suggérant la présence d’un tumulus protégeant la sépulture royale, de plusieurs fosses de chevaux sacrifiés, ainsi que d’une nécropole mérovingienne.

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